LES OFFICIERS DES AFFAIRES INDIGENES DU MAROC AU SERVICE DE LA FRANCE

















Carte adressee au General Jean de Butler par le Chef du Cercle de Zagora en 1954.





photo © General Jean de Butler

General Jean Jacques de Butler (1893-1984).Commandant de l'Ecole des Eleves officiers Marocains Dar El Beida a Meknes , 2/1940-10/1941.Controleurs des Affaires Indigenes de classe exceptionnelle(A.I).Inspection des Mehalla Cherifiennes,charge de l'organisation et du camouflage des troupes suppletives (40.000 goumiers, mokhazenis et travailleurs) qui au jour de la liberation seront a l'avant garde de l'armee Francaise en Tunisie, en Italie, en France et en Allemagne,10/1941-3/1943. Chef de Corps du 1er RTM. Mars 1943-Mars 1944. Campagne de Corse et liberation du 1er departement Francais le 4 octobre 1943.













29/2/1940: Commandant de l'Ecole des Eleves officiers Marocains Dar El Beida a Meknes.

-rang du bas, de gauche à droite : lieutenant Ammi Driss Baquayd , Mohamed Ben Ahmed Oufkir, Jean de Butler, Abdelhai Labsir, Mohamed Embarek Serghini.

-rang du haut, de gauche à droite : Allal Ben Mansour Oudyi, Mohamed Ben Gamrani, Bennani Mostafa Ben Mohamed , Oamar El Mokri, El Mehdi Ben Mohamed Regoug.




Lettre du capitaine Daoudi au colonel de Butler.1941.






LE COLONEL EDON.









photo © Christian Edon

Le Roi Jean decore le Colonel Edon quelques jours avant sa mort au nord de DONG HOI .



L'etat des services du Colonel Edon.

1923 - Saint Cyr

1925 - 1926 : Sous Lieutenant 3eme Chasseurs d'Afrique

1927 - Lieutenant - Philippeville - Casa

1929 Cours preparatoire des AI Rabat

1930 - AI Tiznit

1932 - AI Aqqa

1935 - Capitaine - AI Meknes

1936 - 9eme Dragon Epernay

1938 - AI Rabat

1940 - AI region des Fes

1941 - Chef d'Escadron - 11eme RCA

1943 - 2eme Groupe de Tabors Marocain Debarquement Corse et Italie

1944 - Lt Colonel - Debarquement Ste Maxime - liberation de Marseille

1945 - 5eme DB - Commandement du 11eme RCA

1947 - Colonel - AI Meknes

1948 - Chef du Cabinet militaire de Juin a Rabat

1950 - Saigon - Commandant du GMNA

7/12/51 - Tue a Dong Hoy.

le colonel Edon a marche sur une mine ennemie. Le choc tres violent lui a broye une jambe. La gravite de la blessure ne laissait aucun espoir. Il est mort deux heures apres sous l'effet d'une importante hemorragie interne. Non loin de lui se trouvait le General Le Blanc qui l'a assiste jusqu'a la fin...







Telegramme adresse par le Colonel Edon au General Jean de Butler.

Hommage du General Guillaume au Colonel Edon

Le Colonel EDON, soldat dans la plus noble acception du terme, entre à Saint Cyr en 1923. Dès sa sortie de l'Ecole d'Application de Cavalerie de Saumur, il rejoint l'Afrique du Nord.

Le Maroc l'attire : dès 1929, il est affecté au Service des Affaires Indigènes et revendique de servir en Région Saharienne où il organise les postes d'AKKA et d'ASSA, parcourant avec le 37ème Goum les marches extrême Sud de l'Empire Chérifien pour en apprivoiser les populations.

Mais toute oeuvre de pacification comporte inévitablement des heurts, et à la tête des pelotons de Cavalerie des 27ème, 29ème et 37ème Goum, il jette le désarroi parmi des dissidents fanatisés qui attaquaient le 27 Janvier 1932 le camp d'Hassi-el-kerma et les met en déroute.

Il est cité à l'ordre de l'Armée pour ce brillant fait d'armes. Pour son action aussi efficace qu'heureuse sur les tribus dissidentes puis soumises à ces Régions, ainsi que pour la profondeur de son influence sur les populations qu'il contrôle et pour ses qualités militaires si brillamment éprouvées, il est inscrit au tableau exceptionnel pour le grade de Capitaine.

Pressentant l'importance future de la motorisation de l'Armée, et plus particulièrement de la Cavalerie, il demande à rentrer en France pour s'initier aux procédés de combat nouveaux à la tête d'un escadron anti-chars et de mitrailleuses du 9ème Dragons.

Il revient au Maroc au début de 1938 et jusqu'en Septembre 1939, sert à la Direction des Affaires Politiques où il fait apprécier ses belles qualités d'intelligence et de jugement. En 1940 il est affecté à l'Etat-Major du T.O.A.F.N. où, grâce à sa solide expérience des choses de l'Afrique du Nord, il réussit les délicates missions qui lui sont confiées.

Promu Chef d'Escadrons en Mars 1941, il forme le 11ème Groupe autonome de Chasseurs d'Afrique qu'il prépare pour la lutte dont il devine la reprise imminente et qu'il appelle de tous ses voeux.

En 1943, il est affecté aux Goums, embarque pour la Corse avec le 2ème Groupe de Tabors et commande un groupe de deux Tabors au cours des opérations pour la libération de Bastia. Blessé et cité, il est fait Officier de la Légion d'Honneur à titre exceptionnel. Il participe aux opérations de l'Ile d'Elbe, est promu Lieutenant-Colonel à titre exceptionnel le 25 Juin 1944, se distingue particulièrement pendant les combats de la libération de Marseille, depuis Aubagne jusqu'à la mer qu'il atteint un des premiers.

Engagé dans les Vosges avec le VIème Tabor, il en conserve le commandement malgré sa promotion au grade supérieur alors que les Lieutenants-Colonels d'Alès et Colbert-Turgis qui eux aussi, bien que promus, n'avaient pas voulu abandonner le commandement d'une unité inférieure à leur grade, venaient de tomber victimes de leur attachement à leurs hommes. Et c'est au cours de ces divers combats de l'hiver 1944-45 que le Lieutenant-Colonel EDON donne la pleine mesure d'une valeur de Chef et d'un sens du combat qui fit l'admiration de tous ceux qui l'approchèrent durant la pénible progression dans la neige des forêts vosgiennes. Il est blessé une deuxième fois en Alsace alors qu'il commandait un groupe de Goumiers et de Chars et y obtint sa 6ème citation. Il n'attend pas d'être guéri, retourne au feu et la Victoire, pour laquelle il avait tant donné de lui-même, le trouve avec nos Goums sur le Danube.

Ces derniers rentrant au Maroc, il prend, en Juillet 1945, le commandement du 11ème RCA de la 5ème D.B. où il s'assure rapidement une belle réputation de Chef de Corps Blindé, attentif, compréhensif, imaginatif et ardent dont notre Armée a le plus grand besoin.

Ces magnifiques titres de guerre lui valent alors d'être fait Commandeur de la Légion d'Honneur à titre exceptionnel parmi les tout premiers. Il revient au Maroc en 1947 comme Secrétaire Général de la Région de Meknes et l'homme de guerre complet qu'il venait d'être va donner les preuves les plus élevées d'un sens politique hors de pair, d'une valeur administrative affirmée qui lui permettent en maintes occasions de poursuivre, en étroite et confiante collaboration avec les autorités marocaines, la mission de rapprochement entre Français et Marocains qui était depuis les premières heures de sa vie d'officier aux A.I. le but qu'il désirait atteindre.

En Juin 1948, le Général d'Armée JUIN l'appelle auprès de lui pour exercer les fonctions de Directeur de son Cabinet Militaire. Son passage dans ce poste délicat et important est encore trop proche pour que Français et Marocains aient pu oublier son intelligence souple et déliée, la pénétration de son esprit, l'intérêt qu'il savait porter à toutes les questions qui lui étaient soumises et la ténacité qu'il mettait à les résoudre.

A l'automne 1950, il est désigné par le Haut-Commandement pour suivre le cours des Hautes Etudes de Défense Nationale pour lequel sa forte culture et ses qualités intellectuelles le préparaient tout particulièrement.

Le Colonel EDON aurait pu, à Paris, recueillir les fruits de ce haut enseignement qui le marquait déjà pour une grande destinée militaire; mais la gravité de la situation en Indochine le pousse à revendiquer un commandement pour rejoindre là-bas ses camarades et les hommes qu'il avait menés au combat pour la libération de la France. A peine débarqué, le Général d'Armée DE LATTRE DE TASSIGNY lui confie le commandement du Groupe de Marche Nord Africain G.M.N.A. à la tête duquel il mène une série de combats d'une violence extrême contre un adversaire fanatisé auquel sa supériorité numérique donnait la certitude d'une victoire qu'il croyait tenir. Dans ces difficiles circonstances, le Colonel EDON a été un des meilleurs artisans du rétablissement de notre situation au TONKIN. Il a contenu sans relâche la poussée Vietminh contre Hanoï Les deux nouvelles citations à l'Ordre de l'Armée qui lui furent décernées récompensaient un courage personnel éprouvé, des qualités de Chef de Guerre incomparables et laissaient prévoir que notre Armée voyait en lui un de ceux qui sauraient le mieux tenir en main son destin

Le 7 Décembre 1951, le Colonel EDON marche sur une mine au cours d'une opération près de DONG HOY. Soldat dans l'âme, ayant la foi profonde de la grandeur et la noblesse de la mission qu'il avait à remplir, il a donné jusqu'au sacrifice suprême le témoignage d'une vie qui restera comme un pur exemple de ce que doit être un officier de la France.



LE CAPITAINE ETIENNE DILLY.





















LE GENERAL DE SAINT BON.









Le General de Saint Bon Commandant l'Ecole Militaire des Eleves Officier Marocain. Dar El Beida. Meknes.

Incorporé à l'Ecole Spéciale Militaire de SAINT CYR (promotion Metz et Strasbourg) le 20 octobre 1922. Y arrive le 28 octobre 1922.

Sorti de SAINT CYR le 1er juillet 1924 (classé 110ème sur 344 élèves classés).

Nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1924.

Sert successivement au 1er Bataillon de Chasseurs à Pied (B.C.P.) à WISSEMBOURG (Bas Rhin) du 1er octobre 1924 au 1er janvier 1927 :instructeur d’un peloton d’EOR à Saint Avold en 1926 ;et au 62ème Régiment de Tirailleurs Marocains à MARRAKECH du 15 février 1927 au 1er octobre 1928 :été 1927 : tournées de police dans le cercle d’AZILAL,automne 1927 :pacification des IDA OU TANAN au nord d’Agadir (citation à l’ordre de la division : voir ci-après),1928 :combat de DAR LAHOUSSINE OU AOMAR (citation à l’ordre du corps d’armée : voir ci-après),été 1928 : dirige les convois muletiers entre AREGE EN TELOUET et OUARZAZAT.

Nommé lieutenant le 1er octobre 1926.

Suit du 1er octobre 1928 au 1er juillet 1929 le cours préparatoire au service des Affaires Indigènes à RABAT.

Sert de 1929 à 1937 au service des Affaires Indigènes du MAROC dans le Sud marocain :du 1er juillet 1929 au 18 juin 1931 : adjoint stagiaire au bureau des Affaires Indigènes de l'annexe de CHICHAOUA puis à celui d’IMINTANOUT,du 18 juin 1931 au 06 avril 1932 : affecté au cercle de OUARZAZAT,du 06 avril 1932 au 1er juillet 1934 : adjoint au bureau des Affaires Indigènes de ZAGORA (région de MARRAKECH),travail de renseignement sur le TARZZARINE et le TARGHBALT (citation à l’ordre de l’armée : voir ci-après)chef du bureau de TAGOUNIT participe aux opérations du SAGHRO (citation à l’ordre de l’armée et citation accompagnant sa nomination à titre exceptionnel au grade de chevalier de la Légion d’Honneur : voir ci-après)participe aux opérations de TINDOUF ;du 1er juillet 1934 au 21 avril 1937, comme adjoint au bureau des Affaires Indigènes du cercle de TAROUDANT (région de MARRAKECH).

Promu au choix au grade de capitaine le 25 décembre 1934.

Effectue du 5 octobre 1937 à juin 1940 son temps de commandement de capitaine à la C.A.2 du 21ème Régiment de Tirailleurs Algériens à EPINAL (Vosges), avec laquelle il effectue la campagne de 1939-1940 :septembre 1939 : occupe les hauteurs de SPRICHEN au sud de Forbach en ligne dans la région de BOUZOUVILLE. Mai 1940 :combat entre la MEUSE et la ligne Maginot est blessé à la tête par éclat d'obus à l'observatoire du 2ème bataillon du 21ème RTA dans la région d'INOR le 04 juin 1940 à 16 heures 30 et est cité à l’ordre de la division (voir ci-après)évacué sur Châteauroux.Hospitalisé à l'hôpital complémentaire d'Argenton sur Creuse du 11 au 18 juin 1940. Affecté au dépôt 93bis d'ISSOUDUN qu'il rejoint le 19 juin 1940. Retraite jusqu’à AGEN.Affecté au régiment départemental du Lot et Garonne le 31 août 1940, régiment qui devient le 22 août 1940 le 150ème Régiment d'Infanterie.

Mis à la disposition du général commandant supérieur des troupes du Maroc le 24 octobre 1940.Mis en congé d'armistice le 1er novembre 1940.Embarque à Marseille sur le Sidi Bel Abbès le 27 novembre 1940.Passe la frontière algéro-marocaine à OUDJA le 30 novembre 1940.Recruté dans le corps des contrôleurs des Affaires Indigènes du Maroc le 05 décembre 1940.

Nommé adjoint au secrétariat général de la région de MEKNES le 05 décembre 1940.

Promu chef de bataillon le 25 juin 1941.

Commandant des goums de la région d’AGADIR (PC à TIZNIT) et contrôleur de la méhalla chérifienne de TIZNIT le 1er septembre 1941.

Affecté au commandement provisoire du cercle de TAROUDANT le 16 octobre 1941.

Rayé du corps civil du contrôle des Affaires Indigènes et réintégré dans l'armée d'armistice pour exercer les fonctions de chef du cercle de TAROUDANT le 1er novembre 1941.

Adjoint à SEFROU au commandant du 3ème Groupe de Tabors Marocains (3ème G.T.M.) le 1er juin 1943.

Fait campagne en ITALIE et en FRANCE, de 1944 à 1945 avec les Goums Marocains. Obtient deux citations (voir ci-après) et la rosette de la Légion d'Honneur à titre exceptionnel.

Embarque à ORAN le 27 décembre 1943 et débarque à NAPLES le 02 janvier 1944.Campagne d’ITALIE. Embarque à CIVITTA-VECCHIA (Italie) le 22 juillet 1943 et débarque à AJACCIO le 23 juillet 1944.

Embarque à AJACCIO le 27 août 1944 et débarque entre SAINTE MAXIME et SAINT TROPEZ le lendemain.

Campagne de FRANCE : combat dans les VOSGES notamment.

Promu lieutenant-colonel le 25 octobre 1944.

Affecté à la délégation en AFN des Affaires Indigènes (détaché au secrétariat général du comité d'Afrique du Nord) à PARIS, du 1er mars 1945 à avril 1947.

Commande du 15 avril 1947 au 30 janvier 1951 l'Ecole Militaire des Elèves Officiers Marocains à DAR EL BEIDA à côté de MEKNES.

Promu colonel le 1er juillet 1950.

Nommé chef et commandant du territoire de TIZNIT (région d'AGADIR Sud marocain) du 1er février 1951 à octobre 1951.

Est chef du cabinet militaire du résident général de FRANCE au MAROC (général Guillaume) du 1er octobre 1951 au 09 février 1954.

Commande le 2ème Régiment de Tirailleurs Marocains à MARRAKECH du 10 février 1954 au 10 mai 1956. Prend part aux opérations du RIF en 1955.

Commande la subdivision de POITIERS du 11 mai 1956 au 31 mai 1958.

Commande le groupe de subdivisions de POITIERS du 1er juin 1958 au 31 juillet 1960.

Promu général de brigade le 1er février 1960.

Rayé, sur sa demande, des contrôles de l'armée d'active le 1er août 1960.

Adjoint au directeur des études à l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures de Paris du 27 septembre 1960 à septembre 1972.

DECORATIONS

Croix de guerre T.O.E. avec 5 citations.

Croix de guerre de 1939-1945 avec 3 citations.

Légion d'Honneur :chevalier par décret du 17 décembre 1933 ;officier par décret du 24 juillet 1944 (JO du 8 avril 1945) ;commandeur par décret du 9 juillet 1951 (cravate remise par le maréchal JUIN à AGADIR).

Médaille coloniale avec agrafes : "MAROC" et "SAHARA".

Médaille commémorative guerre 1939/1945 avec agrafes : "FRANCE" - ITALIE" - "LIBERATION".

Croix du combattant.

Officier du Ouissam Alaouite (Maroc) (dahir du 17 djoumada 1350 (30 septembre 1931)) puis commandeur (dahir du 13 safar 1365 (17 janvier 1946)).

Commandeur de l'ordre de l'Etoile Noire (du BENIN ?) par décret N° 13733 du 17 novembre 1953.

Commandeur du Nichan-Iftikhar (Tunisie) le 3 sfaz 1372 (23 octobre 1952).

Décoré du Distinguished Service Cross (USA)."Jean PACOREY (sic !) DE SAINT BON, Chef de Bataillon, 3d Groupe de Tabors Marocains, for extraordinary heroism in section during the course of the Allied campaign in Italy. During these operations, Chef de Bataillon PACOREY DE SAINT BON, with complete disregard for his personal safety, exposed himself to enemy fire in order to assure the execution of orders in extremely hazardous missions. By his courage and calmness in the face of danger, Chef de Bataillon Pacorey de Saint Bon particulary distinguished himself during the attack on GORGA on 1 and 2 June 1944".

Mérite Militaire Chérifien (dahir du 12 choual 1373 (14 juin 1954)).

Grand officier de l'Etoile de la Grande Comore le 12 décembre 1952.

Officier d'académie le 10 décembre 1952 (BOD N° 2 du 09 janvier 1953) "pour services rendus à la cause française". CITATIONS

Citation à l'ordre de la Division N° 19 du 14 mai 1928, comme lieutenant au 62ème RTM

"Adjoint au chef de bataillon commandant un détachement opérant chez les IDA OU TANAN, a fait preuve des plus sérieuses qualités militaires, se dépensant sans compter. A fait une chute grave dans un pays particulièrement accidenté au cours d'une reconnaissance difficile et s'est fracturé la clavicule gauche. Ne s'est fait évacuer que sur l'ordre de son chef de bataillon".

Citation à l'ordre du Corps d'Armée N° 30 du 31 juillet 1928, comme lieutenant au 62ème RTM.

"Jeune officier poussant au plus haut degré toutes les vertus militaires. Commandant la section d'engins du bataillon et chargé d'appuyer l'action des goumiers et des partisans contre les dissidents retranchés dans les kasbahs aux abords de DAR LAHOUSSINE OU AOMAR, a porté ses pièces à très courte distance sous un feu violent des défenseurs. Par la hardiesse de sa manœuvre et la précision de son tir, a puissamment contribué à réduire la défense de l'adversaire auquel il a infligé de lourdes pertes. A fait l'admiration de tous par sa belle attitude".

Citation à l'ordre de l'Armée N° 15 du 22 mai 1933, comme lieutenant au 34ème Goum Mixte Marocain.

"Brillant officier des Affaires Indigènes dont les travaux sur la zone insoumise et notamment le TAZZARINE et le TAGHBALT ont constitué pour le commandement une documentation précise et sûre. A pris une part active à la tête du 34ème Goum, aux opérations et reconnaissances effectuées dans la vallée du DRAA depuis le 1er janvier 1932.Le 11 juin 1932, commandant l'infanterie des forces supplétives, a porté rapidement ses unités sur la crête du BANI et occupé l'importante position de FOUM ANAGAM.S'est distingué à nouveau pendant les opérations du KTOUA et du MHAMID, en novembre 1932. A pris ensuite le commandement d'un groupe de 500 partisans et un goum pour les opérations de liaison avec la région des Confins. Au cours des nuits du 25 au 26 novembre et du 27 au 28 novembre, a occupé tous les objectifs qui lui étaient assignés, tant au TAZZARINE qu'au TAGHBALT faisant 11 prisonniers et capturant un convoi de 24 chameaux appartenant aux dissidents. A, par sa manœuvre habile et énergique, permis aux groupements d'avant-garde de progresser sans difficultés".

Citation à l'ordre de l'Armée N° 20 du 10 juin 1933, comme lieutenant aux Affaires Indigènes.

"Commandant un détachement de harkas comprenant un goum et 400 partisans, a brillamment rempli, au cours des opérations du SAGHRO, toutes les missions qui lui ont été confiées. Le 22 février 1933, après avoir organisé une solide base de feu, est parti avec décision et énergie à l'attaque d'un massif rocheux d'accès extrêmement difficile et qui était défendu par un adversaire tenace et résolu. A enlevé cet objectif après avoir infligé des pertes sévères aux dissidents. Le 06 mars 1933, a occupé par surprise une crête commandant un point d'eau d'importance vitale pour l'ennemi et a résisté avec succès aux violentes contre-attaques déclenchées sur ces nouvelles positions".

Citation accompagnant la nomination au grade de chevalier de la Légion d'Honneur ordre "D" (décret du 17 décembre 1933), comme lieutenant au service des Affaires Indigènes du Maroc.

"11 ans de services, 6 campagnes, 2 citations. Titres exceptionnels. Officier d'une bravoure remarquable, au cours d'opérations du SAGHRO, a commandé un important détachement de forces supplétives et brillamment rempli toutes les missions qui lui ont été confiées, notamment du 10 février 1933 au 06 mars 1933. A enlevé de vive force plusieurs positions défendues avec acharnement".

Citation à l'ordre de la Division N° 1206/C du 8 octobre 1942 (JO du 12 décembre 1942), comme capitaine commandant la 2ème C.A. du 21ème RTA.

"Officier d'une haute valeur morale et militaire, qui avait su faire de sa compagnie d'accompagnement une unité de premier ordre. Par les judicieuses dispositions qu'il a prises, a été pour une bonne part dans l'échec des tentatives d'infiltrations ennemies qui s'étaient produites à l'intérieur de nos lignes, au cours de l'attaque allemande du 27 mai 1940 dans la région d'INOR. A été sérieusement blessé à la tête le 04 juin 1940".

Citation à l'ordre du Corps d'Armée N° 333 du 07 janvier 1945, comme chef de bataillon au 3ème G.T.M.

"Commandant en second du GTM, a, par son abnégation constante, son courage raisonné et son sens très sûr du combat, brillamment secondé son chef de corps, au cours des violents combats menés sans relâche du 4 au 13 octobre et qui ont conduit le 3ème GTM des abords de RUPT-SUR-MOSELLE au RONDFAING, après avoir forcé les passages du col de XIARD, de la MOSELOTTE et du col de la BUROTTE. Au cours de ces opérations, a commandé avec maîtrise différents groupements tactiques, notamment le 07 octobre au cours de la pointe offensive dans la région de MOHARREY. Pendant toute la période, n'a cessé d'effectuer des reconnaissances et des liaisons extrêmement audacieuses à travers un pays boisé et incomplètement nettoyé. A fait preuve du plus complet mépris du danger et d'un remarquable esprit de décision le 11 octobre au cours d'une reconnaissance en jeep vers le col de la BUROTTE. Pris à partie par des mitrailleuses allemandes qui criblaient de balles son véhicule, a réussi à accomplir entièrement sa mission et à ramener indemne sa faible escorte".

Citation à l'ordre de l'Armée accompagnant la promotion au grade d'officier de la Légion d'Honneur (décret du 24 juillet 1944 - JO du 08 avril 1945), comme chef de bataillon au Groupe de Tabors.

"Chef d'état-major du Groupe de Tabors, est, par son haut sentiment du devoir, depuis le début de la campagne d'ITALIE, l'auxiliaire le plus précieux du commandement. Dans le secteur défensif de SAINT-ELIA, effectue pendant 2 mois des liaisons et des reconnaissances presque journalières sur des itinéraires fréquemment bombardés pour s'assurer du bon fonctionnement des liaisons ou des dispositions prises par les unités engagées. Le 29 janvier, donne l'exemple du plus grand sang-froid au cours d'un bombardement de la route, au cours duquel sa jeep est détruite sous lui et son chauffeur blessé à son côté. Au cours de l'offensive de mai 1944, se dépense sans compter, tant pour organiser les ravitaillements en vivres et munitions que pour préparer l'engagement des Tabors. Se distingue particulièrement le 14 mai en coordonnant l'action de deux tabors chargés du nettoyage des pentes de l'AUSENTE. Par sa bravoure personnelle et ses judicieuses dispositions dans un terrain particulièrement coupé et difficile, réussit à briser la résistance ennemie qui laisse entre nos mains 115 prisonniers et de nombreux cadavres".

ORDRE DU JOUR N° 4518/3 GTM DU 3EME GROUPEMENT DE TABORS MAROCAINS EN DATE DU 25 DECEMBRE 1944

"Le Commandant de SAINT BON quitte le 3ème G.T.M ; il est appelé par le général CATROUX à un poste de confiance à la délégation en Afrique du Nord des Affaires Indigènes.Ce que le G.T.M. perd en lui, il est presque inutile de l'écrire tellement cela est directement ressenti par tous : un chef sage et précis dans la décision, ardent dans l'action ; un animateur auprès de qui chacun pouvait toujours trouver conseils et encouragements dictés par un esprit clairvoyant et un cœur parfaitement sensibles.Ces qualités jointes à une amitié confiante faisaient de lui un conseiller précieux pour son chef de corps qui lui doit beaucoup.C'est avec une cordiale émotion que celui-ci exprime en cet ordre du jour les regrets et les vœux de tous qui accompagnent le commandant de SAINT BON vers sa nouvelle destinée".

Signé colonel MASSIET du BIEST, commandant le 3ème G.T.M.









Carte du General de Saint Bon au General Jean de Butler

LE GENERAL LOUIS DECOME EN COMPAGNIE DU CAPITAINE COLONNA D'ORNANO EN 1935 A AMISMIZ.







photo © Louis Decome

De gauche a droite, Lieutenant Franqui, Caid Mtiani, Commandant Decome et Capitaine Colonna d'Ornano.

Le General Louis Decome fut en 1940 et jusqu'en octobre 1941 l'Inspecteur des Mehalla Cherifiennes responsable de l'administration et du camouflage en secret des goums au Maroc.En 1935 il fut le Chef du Cercle d'Amismiz et a pour adjoint le Capitaine Jean Colonna d'Ornano.

Le Capitaine Jean Colonna d'Ornano est mort pour la France au Champ d'Honneur le 11 janvier 1941 lors des combats de Mourzouk avec les forces du Colonel Leclerc contre les Italiens en Lybie.



LE COLONEL JEAN FLYE SAINTE MARIE.











"...Appartenant une famille dont le nom est cité maintes fois dans l’histoire militaire de notre pays, Jean Flye Sainte Marie s’engage volontairement au 23ème Dragons dès août 1914 et tout de suite se distingue au feu par sa valeur militaire et son courage exceptionnel. Il va en effet se couvrir de gloire au cours des plus durs combats de la Grande Guerre avec le 22ème Bataillon de Chasseurs dans les rangs duquel il va conquérir ses galons d'officiers fin 1919 après avoir mérité cinq citations dont deux à l'ordre de l’Armée. Il fit partie de la promotion de St Cyr des Croix de guerre la bien nommée.Aussitôt après il demande à partir sur un théâtre d’opérations extérieures et est affecté au Levant dans le Service de Renseignement où il réussit parfaitement de 1920 a 1923 en raison de son incomparable faculté d'adaptation.Ensuite va commencer sa carrière prestigieuse de saharien durant laquelle il sera un des pacificateurs du Sahara occidental. Ses raids dans le grand Erg avec la compagnie du Touat et surtout la poursuite d’un rezzou à travers l'épouvantable désert du Tanezrouft terminée par le victorieux combat d’In Ziz du 26 août 1926 sont parmi les plus célèbres de notre épopée saharienne pourtant si riche en ex-ploits de toutes sortes.A partir de 1929 il fait partie de l’Equipe des Affaires Indigènes du Maroc et là encore il va pouvoir continuer à exalter ses immenses qualités de chef de guerre, tout en restant toujours bien-veillant et compréhensif pour ses subordonnés et ses administrés berbères. Le Capitaine F1ye Sainte Marie sera en effet très vite célèbre dans les tribus à peine soumises du Moyen Atlas et de l'Anti--Atlas où il restera en poste jusqu’à la déclaration de guerre de 1939. Affecté à cette époque au commandement d'un groupement de goums il participe à la dernière phase de la courte campagne de Tunisie de 1940 avant de revenir à Aïn Leuh où il va mettre sur pied le 5ème groupe de Tabor Chérifien pendant la période de camouflage de ces unités impatientes de reprendre les armes. Après le débarquement américain en l’Afrique du Nord, le Com-mandant Flye Sainte Marie va participer avec les Goums Marocains et en particulier au 3ème G TM du Colonel Massiet du Biest à toutes les campagnes de 1942 à 1945 : la Tunisie, l'ltalie, la France, I'Allemagne seront les nouvelles étapes de son extraordinaire carrière active qui va se terminer en 1946, date de son retour en Métropole.Mais sa grande connaissance du monde musulman et son attachement à ses anciens compagnons d'armes vont le forcer à continuer encore longtemps à servir en exerçant, jusqu'en 1978, les fonctions de Conseiller Social pour les affaires Nord-Africaines à la Préfecture de la Seine et en étant membre du Comité Directeur du Cours des Hautes Etudes Musulmanes avec son vieil ami, le regretté Professeur Montagne. II fut aussi l’un des fondateurs de la Koumia..."

Y. JOUlN. Extrait de La vie militaire .



LE COLONEL CHARLES BUTERI.









photo © Jean de Butler

De gauche a droite, Butler, Carrere?, Buteri, Loiseau?

Naissance a Avignon le 2 novembre 1889

1907. 3eme Regiment d'Infanterie a Digne

1908.Caporal

1909.Sergent

Novembre 1909. Mute a sa demande au 2 eme regiment de tirailleurs Algeriens. Tirailleurs 1ere classe.

1910. Caporal

1911. 2 fevrier. Felicitation pour la belle conduite du caporal Buteri lors de l'affaire d'Hasni-Tilt

1912. Quitte le 2eme R.T.A. Rejoint le 1er Regiment de Spahi Algerien le 29 novembre 1912. Commissionne trompette

1913. 20 septembre. Escadron auxiliaire Marocain. Participe aux combats de Taza. Marechal des Logis

Aout 1915.Des escadrons Auxiliaires Marocains forment le Regiment de Marche des Spahis Marocains envoye en France

1916. Adjudant

1917.Salonique. Armee d'Orient. 2 octobre: Sous-Lieutenant. Cite pour la prise d'une tranchee Autrichienne

1918-1919.Cite de nouveau en avril. De mai a juillet, operation en Albanie. Rupture du front de Macedoine, bataille de Monastir et manoeuvre d'Uskub. Cite a l'ordre du jour de l'Armee Serbe (octobre)

1920. Affecte au 22eme Regiment de Spahis Marocains au Maroc. Operation dans le Gharb. Cite

Avril 1921 rappele au Levant. 21 eme Regiment de Spahis Marocains. Cite pour son action contre des cavaliers Turcs cinq fois superieurs en nombre

1923.Djesireh. Pacification et chasse des dissidents

1925.Lieutenant. Encadrement des Escadrons Tcherkess. S'illustre dans la region de Damas a Boghte (1/12/25), Harasha (14/12/25) et Echerferic (14/01/26)

1926. S'illustre de nouveau lors des combats de Douina et d'Otaya allant jusqu'au corps a corps

1926. Capitaine. 22eme Spahis Marocains. Marakech. 4eme escadron. En 1929 le 22eme Spahis devient le 2eme Spahis Marocains

1935. Responsable de l'escadron de mitrailleuse et d'engin

1936. Remise sur pied du 3eme escadron du 2eme Spahis Marocains

1939.Chef d'Escadron en Mars. Services pour organiser a l'Etat Major la section de recrutement Indigene: "Par son experience et sa competence en tout ce qui touche les troupes regulieres Marocaines, par la consideration dont il jouit aupres des autorites civiles et militaires du Protectorat et son prestige dans les milieux Indigenes, grace a une inlassableet intelligente activite, le Commandant Buteri a permis au commandement d'obtenir en quelques semaines un rendement remarquable."

Octobre 1939 le 2eme Spahi est envoye en France

Fevrier 1940. Rappele au Maroc a la demande du Colonel Trinquet, commandant des Confins Algero-Marocains

Septembre 1940. Chef du Cercle de Bou Denib

Organisation et camouflage des goums.Inspecteur permanent de la de la main-d'oeuvre Indigene.

25 mars 1943. Lieutenant-Colonel

Decembre 1945. Promu Colonel et retraite

Janvier 1946. Direction des forces auxilliaires rattachees a la Direction des Affaires Politiques .Responsable des makhzenes, des compagnies de securites des ports sous les ordres du Lieutenant-Colonel d'Allers

General Lecomte et Colonel Dugue Mac Carthy.Extrait du Carnet de la Sabretache.#152. Juin 2002











Carte du Colonel Buteri a son ami le General de Butler avec une mention du Colonel Flye Sainte-Marie.



GUIDO VERLET.









photo © Butler

Capitaine Verlet .Adjoint au Commandant de Butler Chef du Cercle de Tahalla avant la seconde guerre mondiale.

Commandant le 4eme Tabor Marocain en Tunisie et en Sicile du 18 avril 1943 au 28 septembre 1943.

C'est a la demande expresse du General Patton que le IV e Tabor Marocain sera engage en Sicile.

Octobre 1943 le IVe Tabor Marocain est base a Sefrou





Le Capitaine Guido Verlet etait instituteur de formation.

CAPITAINE NIOX.









photo © Butler

Le Capitaine Niox et son epouse Ghislaine

Le Capitaine Niox. Adjoint au Commandant de Butler, Chef du Cercle de Tahalla au Maroc avand la seconde guerre mondiale

En 39 ligne maginot, fait prisonnier et 5 ans de captivité. Ghislaine Niox (AKA "Madame Bizien", "Pitch", "Lieutenant Langlois", ou "Ghislaine Benoit" ) étant dans la résistance a du partir en Angleterre en 1943.

45 à 47 commandant le cercle du Haut Msoun à Aknoul dans le Rif.

47 à 50 L'indochine à Hué et à Dong hoi.

50 à 56 de nouveau le Maroc: commandant en second du 5° RTS à Fes, Adjoint puis Chef du Cabinet Militaire du resident General du Maroc, Chef du territoire du Tafilalet à Ksar Es Souk, Er-Rachidia actuellement.

56-57 Gouverneur militaire de la Creuse à Gueret.

Chef des SAS de Grande Kabylie à Tizi Ouzou jusqu'à sa retraite en 62. Decede en 1981.

Le Capitaine Niox etait medecin de formation.



photo © Butler


Ghislaine Niox a l'Honneur








COLONEL LABARSOUQUE(Novembre 1908 - juillet 1990).



Chevalier de la Légion d'Honneur - Décret du 11 novembre 1946 (J.O. du 24 novembre 1946)

Officier de la Légion d'Honneur - Décret du 20 octobre 1954 (J.O. du 23 octobre 1954)

Croix de Guerre 39-45 - 1 Palme - 2 Etoiles d'Argent

Croix de Guerre T.O.E. - 1 Etoile Vermeil

Officier du Ouissam Alaouite - Lettre d'avis n° 2359/CH1 du 25 juillet 1938

Commandeur du Ouissam Alaouite - Lettre d'avis n° 2219/CH1 du 8 septembre 1955

Officier du Nichan El Anouar

Commandeur de l'Etoile d'Anjouan - Décret du 28 mai 1962 - B.O. n° 11 du 2 juin 1962



17 Novembre 1908: Naissance à Toulon

1928-1930: Ecole spéciale Militaire Promotion FOCH

1930-1932: 67ème Régiment d'Infanterie (RI) SOISSONS

1932-1937: 4ème Régiment de Tirailleur Marocain (RTM) MAROC , fin des opérations puis garnison à TAZA.

1938-1939: Bataillon autonome d'Infanterie coloniale du MAROC(mars) 1938 OUEZANNE

1939-Juillet 1940- 12ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais (RTS)- La Rochelle. Ile de Ré.

1940-1943- BM 21 - Bataillon du 12ème RTS envoyé à DJIBOUTI- Commandant du Cercle d'ALI SABIETH en Côte française des Somalis.

- BM 21 - Bataillon frontière avec guerre contre les Italiens et blocus par les Anglais.

- Noël 1942 ralliement de Djibouti à DE GAULLE.

Février 1943- Juin 1943 EM de la 4ème Brigade en EGYPTE formée de 3 bataillons venant de DJIBOUTI

Juillet 1943 - Mars 1944:La 4ème Brigade rejoint la 1ère Division française libre (DFL) à TRIPOLI puis TUNISIE

Avril 1944 - Juillet 1944:Campagne d'Italie avec la 4ème Division

16 Août 1944:Débarquement en Provence : Commandant de la Compagnie anti-chars de la 4ème Brigade

Septembre 1944 - Mars 1945: Campagne de France

Avril 1945 -Janvier 1946:14ème Régiment d'Infanterie

Janvier 1946 - Mai 1946 Etat-Major de la 4ème Brigade (devenue 1er RIC)

Juin 1946 - Septembre 1950: DJIBOUTI :- Chef du Cabinet Militaire du Gouverneur, - Commandant le Bataillon de milice indigène

Octobre 1950 - Mars 1952:Commandant le 3/6ème RTS au MAROC

Mai 1952 - Avril 1953 Commandant le 1/6ème RIC au TONKIN et commandant le sous-secteur de PHUN-LANG-THUONG

Avril 1953- Août 1954:Chef du Cabinet Militaire du Haut Commissaire au CAMBODGE

Avril 1955 - Février 1956:Cabinet du Ministère FOM à PARIS

Février 1956 - Mai 1959 :Secrétariat Général permanent de la Défense

Septembre 1959 - Sept. 1961:Chef du Bureau d'Etudes du Haut Commissaire : DAKAR

Décembre 1961 - Déc. 1962- Chef du Secteur de BENI SAF (Algérie) - puis TENIET EL HAAD- puis du Groupement B de Régiments

Janvier 1963 - Nov. 1965:Commandant la Subdivision de la LOZÈRE

CITATIONS

Citation à l'ordre de la Division - Ordre Général n° 107 du 24 juillet 1944 de la 1ère D.F.L. : "Officier qui allie à une haute conception de son devoir une bravoure sans ostentation mais à toute épreuve. De GIROFANO à l'objectif final, a rempli chaque jour avec sang-froid et lucidité, sur ordre ou de sa propre initiative, sous les feux d'Infanterie ou d'Artillerie parfois violents, des missions de liaisons fructueuses avec les éléments de premier échelon et notamment avec les Unités de pointe". Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec ETOILE d'ARGENT

Citation à l'ordre de la Division - Ordre Général n° 260 du 11 décembre 1944 de la 1ère D.F.L. "Commandant de la C.A.C. n° 4, dont la Compagnie a été engagée dans la défense de RONCHAMP avant l'offensive de GIRMAGNY. En raison des effectifs réduits d'Infanterie disponibles, a tenu un certain nombre de points d'appui très exposés où sa Compagnie a perdu un Officier, 6 Sous-Officiers et 15 hommes de troupe. Au cours de l'attaque de GIROMAGNY a poussé ses canons en pointe en les mettant parfois en avant des blindés et d' l'Infanterie. A fait de sa Compagnie une unité souple et mordante et en obtient le maximum". Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec ETOILE d'ARGENT.

Citation à l'ordre de l'Armée - Décision n° 1133 du 15 septembre 1945 - J.O. du 6 décembre 1945 (page 1024 G) "Commandant de la Compagnie Anti-Chars de la Brigade dont l'éloge au feu n'est plus à faire, dans la période critique où la Brigade a tenu tête à l'attaque ennemie sur STRASBOURG du 7 au 11 janvier 1945, s'est prodigué sans compter dans tout le sous-secteur pour donner confiance à ses pièces dominées par le feu puissant des chars Tigres. En donnant à ses hommes l'exemple magnifique de son courage imperturbable et de son sentiment élevé du devoir, a contribué à maintenir l'allant de sa Compagnie malgré 3 pièces détruites dont le personnel a continué à se battre bravement dans les rangs de l'Infanterie". Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec PALME.

Citation à l'ordre du Corps d'Armée - Ordre Général n° 462 du 15 mai 1953; du Général de Corps d'Armée Commandant en Chef des Forces terrestres, aériennes et navales en Indochine : "Commandant d'un important sous-secteur du Nord Vietnam en bordure de la R.N.I. et de la R.I. 13, a fait preuve pendant 8 mois d'une inlassable activité, poursuivant de front une lutte acharnée contre les rebelles, de jour comme de nuit, et la revalorisation et l'amélioration de ses postes et points d'appui. Dans le domaine politique, s'est particulièrement attaché à la remises en état des milices et de leur organisation défensive permettant notamment la défense victorieuse de SEN HO (Nord Vietnam) dans la nuit du 12 au 13 février 1953. Par ses hautes qualités personnelles et son sens aigu des réalités, a su communiquer à tous en payant d'exemple, la volonté ardente de réaliser et de se battre". Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre des Théâtres d'opérations extérieures avec ETOILE DE VERMEIL.







© Ralph & Serge de Butler




Le General Jean de Butler (1893-1984)